Les transferts de propriété de collections d'art revêtent une dimension internationale qui nécessite une attention particulière :
Droit applicable
Le transfert de propriété est régi par la loi du pays où se trouve la collection au moment du transfert (principe de la lex rei sitae). Le FIRPCAM ne se substitue pas aux juridictions nationales et ne prend pas parti dans les litiges de propriété. Il vérifie uniquement que le nouveau propriétaire peut justifier d'un titre de propriété valable et reconnu.
Restrictions à l'exportation
Certains États imposent des restrictions à l'exportation de biens culturels. Le transfert physique de la collection dans un autre pays peut nécessiter des autorisations administratives (certificat de libre circulation, licence d'exportation). Le FIRPCAM ne délivre pas ces autorisations mais peut fournir une attestation d'expertise susceptible de faciliter les démarches.
Fiscalité des transferts
Les implications fiscales du transfert (droits de mutation, impôt sur les plus-values, droits de succession) relèvent exclusivement de la compétence des autorités fiscales nationales. Le FIRPCAM recommande à ses membres de consulter un conseiller fiscal spécialisé avant toute opération de transfert.
« Le FIRPCAM respecte la souveraineté des États en matière de droit des biens culturels et de fiscalité. Son rôle se limite à administrer le Programme de Rémunération dans le cadre défini par la Charte de Genève. »
— Directive n°2024-07 du Secrétariat Général